Il y a 70 ans
Le 1er novembre 1938, à l’heure où, dans l’église paroissiale d’Hasparren archi-comble (c’était un autre temps) on chantait les vêpres des vivants qui seraient immédiatement suivies de celles des morts, à Eyhartzia le Poète rendait son dernier soupir après de longs mois de maladie. Personne ne pouvait évoquer ces heures douloureuses avec autant d’émotion et d’affection que sa vaillante épouse. Nous lui donnons à nouveau la parole.
Et nous relevons aussi quelques éloges, soit en vers soit en prose, parmi ceux, extrêmement nombreux, qui furent adressés à ce qui devenait sa mémoire.
Cette mémoire ne s’est pas éteinte. Le Poète n’est pas oublié. Le regard unique qu’il a porté sur les choses, les fleurs, les bêtes et les gens, l’accent qui n’était qu’à lui continuent à étonner, à séduire. Il y a toujours un printemps pour les poètes. C’est même toujours le printemps pour eux. Et quand les feuilles tombent à terre, ils s’envolent vers les cieux.
Joseph Zabalo