ASSOCIATION FRANCIS JAMMES
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VENDREDI 21 OCTOBRE — 16h30, LOURDES
Palais des Congrès – Av. du maréchal Foch

HOMMAGE A FRANCIS JAMMES
avec Guy GOFFETTE, Jean-Pierre LEMAIRE,
Marie ROUANET, Yves ROUQUETTE
et le concours musical de Christiane BARTHES et Jacques IBANES.

« J’ai quelqu’un dans le cœur », deviez-vous dire un jour
à ceux qui vous proposeraient un autre amour.
« J’ai quelqu’un dans le cœur. » Et ce quelqu’un, c’est moi.
« J’ai quelqu’un dans le cœur. » Je pensais à cela,
à ces mots infinis par lesquels vous donniez
votre cœur à mon cœur, ô lierre qui mouriez…
Et je ne sais pourquoi, songeant à votre cœur,
je le voyais pareil au cœur frais d’une fleur,
à la fleur du cœur frais d’une rose de haie.»

*
«Je suis né à Tournay, sur le flanc de cette falaise
que battent incessamment les ondes aériennes,
et qui est la chaîne des Hautes-Pyrénées.
Mon asile, à l'arrivée, ne fut point quelque grotte,
mais une vieille demeure
dont le propriétaire s'appelait M. Cazabat.»
F. J.

*
«
J'allais à Lourdes par le chemin de fer
le long du Gave qui est bleu comme l'air»


    Poète, romancier, dramaturge et critique littéraire, Francis Jammes, né à Tournay, dans les Hautes-Pyrénées en 1868, passa la majeure partie de son existence dans le Béarn et le Pays Basque, y menant surtout «la vie paisible d'un provincial en harmonie avec la nature et les hommes.» Il vécut une trentaine d’années à Orthez avant de s’établir à Hasparren en 1921, où il mourut en 1938, le jour de la Toussaint.Après son échec au baccalauréat (zéro en français!) et sa découverte de la poésie de Baudelaire en 1886, il se mit à écrire des poèmes «sans aucun artifice de style» où il raconte «la vie quotidienne et les menus incidents qui en modulent le cours». Après deux minces plaquettes imprimées à compte d’auteur, une troisième, intitulée comme les deux précédentes, Vers, attira l'attention de Mallarmé et celle des cénacles symbolistes. En 1895, André Gide en personne tint à acquitter les frais d'impression d'Un jour, au Mercure de France. Mais c'est De l'angélus de l'aube à l'angélus du soir qui révéla pleinement le poète en 1898. En 1900, sa rencontre avec Paul Claudel fut à l’origine d’une profonde amitié. À 35 ans, l’homme vécut très mal l'échec d'une histoire d'amour qui lui inspira Tristesses (publié dans Clairières dans le ciel). En octobre 1907, il se fiança à Lourdes à une fervente admiratrice avec laquelle il avait correspondu pendant quelques semaines, Geneviève Goedorp. Il l’épousera à Bucy-le-Long, près de Soissons. En 1912, parurent les Géorgiques chrétiennes. Jusqu'à sa mort, sa production poétique mais aussi romanesque et dramatique demeura importante, mais sans lui permettre de retrouver le public d'avant sa «conversion» en 1905, à la suite de laquelle sa poésie devint plus religieuse et dogmatique.

    Au regard du Paris littéraire, Francis Jammes est toujours resté un provincial un peu solitaire, vivant retiré dans sa lointaine province. Mais, témoignant d’une culture très étendue, sa correspondance fut abondante, et il effectua de multiples séjours à Paris, où il charma divers salons littéraires (comme celui de Mme Léon Daudet, où il enchanta Marcel Proust). Sa pièce La Brebis égarée a inspiré à Darius Milhaud un opéra qui a été créé en présence du poète. Il influença de nombreux jeunes poètes, dont Cocteau et Mauriac. Robert Mallet, qui s’est longuement penché sur la vie et l’œuvre du poète, a établi que, sans avoir jamais cherché à jouer un rôle d’initiateur, Francis Jammes a eu un rayonnement complexe et de grande ampleur, à travers le jammisme.

    Aujourd’hui, en France, on ne connaît au mieux de Jammes que ses premières œuvres, les plus libres et sensuelles. À l'étranger, et spécialement en Allemagne, Autriche et Suisse alémanique, toute son œuvre est encore aujourd'hui très vivante. Elle a émerveillé Rainer Maria Rilke, Ernst Stadler, l'éditeur Kurt Wolff, Kafka…
    Le récital est destiné à accompagner l’exposition sur le poète présentée au Palais des Congrès de Lourdes du 10 au 28 octobre grâce à l’obligeance de l’association Francis Jammes.

Pour en savoir plus : http://www.atelier-imaginaire.com

EXPOSITION FRANCIS JAMMES

Palais des Congrès, Lourdes
10 – 28 octobre

    Au fil des ans, plusieurs expositions sur la vie et l'œuvre de Francis Jammes ont été présentées à la Maison Chrestia d’Orthez, siège de l’association des amis du poète. C’est dans cette maison, typiquement béarnaise, que Francis Jammes habita de 1897 à 1907.
    Grâce à l’amabilité de Mireille Newman, petite-fille de Francis Jammes et de son mari Nicholas Newman, président de l’association, ainsi qu’à celle de Christian Darnaudat qui, sur place, gère bénévolement le quotidien de la demeure, l’exposition présentée par l’Atelier Imaginaire combine des panneaux empruntés aux expositions de 2005, 2008 et 2010, qui retracent la vie du poète, sa naissance à Tournay, ses séjours et ses demeures à Pau, à Saint-Palais, à Bordeaux, à Orthez et à Hasparren. Outre une quinzaine de panneaux, elle se caractérise par la présentation de quelques pièces et tableaux.
    Membre de la Fédération des Maisons d’écrivain et des Patrimoines littéraires, l’association édite chaque année deux
Bulletins d’une centaine de pages et favorise la réédition d’ouvrages de Francis Jammes. Son fonds d’archives (en perpétuelle augmentation), ouvert aux chercheurs, se compose de trois cents manuscrits environ, de correspondances diverses (plus de quatre mille lettres) et d’une abondante iconographie.

Pour en savoir davantage: http://www.francis-jammes.com/l_association.html
Cf. la présentation de Francis Jammes dans le programme des Journées Magiques, à l’occasion de l’hommage qui lui sera rendu dans la grande salle du Palais des Congrès de Lourdes, le vendredi 21 octobre, à 16 h 30, par Marie Rouanet, Yves Rouquette, Guy Goffette, Jean-Pierre Lemaire et Jacques Ibanès.