CHANT DEUXIÈME
I
Avec son chien dont la mère fut louve
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Dans le pâtis quand le soleil se lève
Au mois de mai, quand fleurissent les rêves,
Quand les gramens sentent bon, foins et flouves,
Quand l'arc-
Quand une averse aux pieds légers se sauve,
Quand l'azur fin de lainages se couvre,
Quand les torrents qui coulent sur la mousse
Ont le chant creux du chalumeau qui glousse
Accompagnant dans les bosquets de roses
Le rossignol que le poète approuve.
II
Elle a quinze ans aujourd'hui, l'aube point.
Et toute heureuse elle aperçoit soudain
Joseph assis près d'elle sur le thym.
On voit trembler des gouttes aux sapins.
Des fils de vierge ondulent argentins.
Un bel oiseau du Paradis qui vient
De s'échapper pour rejoindre le Saint
Tranquillement se pose sur la main
D'Alouette, et fait entendre un refrain
Comme un écho des louanges sans fin
Que la bestiole avec les séraphins
Font retentir dans le séjour divin.
De tout temps à jamais
Francis Jammes